Avocats en fusion-acquisition d’entreprise à Paris

Vendre ou acheter une entreprise est, pour la plupart des dirigeants, l'opération d'une vie. Elle se prépare pendant des mois, se négocie en quelques semaines et produit ses effets pendant des années : le prix réellement encaissé, les engagements qui survivent à la signature, la place du dirigeant après la vente. MS2V Avocats Associés, cabinet inscrit au Barreau de Paris, accompagne cédants, acquéreurs et investisseurs dans les cessions et acquisitions de sociétés et de fonds de commerce, de petite et moyenne taille, en France et à l'international.

Pour qui le cabinet intervient ?

Le cabinet conseille indifféremment l'une ou l'autre partie, jamais les deux dans la même opération :

  • le dirigeant qui cède sa société, pour partir à la retraite, changer de projet ou s'adosser à un groupe ;
  • les associés d'une entreprise familiale qui organisent la sortie de l'un d'eux ou la transmission à la génération suivante ;
  • le repreneur, personne physique ou société, qui achète une entreprise ou un fonds de commerce ;
  • l'entreprise qui grandit en rachetant un concurrent, un fournisseur ou un distributeur ;
  • l'investisseur qui entre au capital à l'occasion de l'opération.

Vendre la société ou vendre le fonds : le premier choix

Une entreprise peut changer de mains de deux façons. Soit le vendeur cède ses actions ou ses parts : l'acheteur reprend alors la société entière, avec ses contrats, ses salariés, son histoire et ses dettes, connues ou non. Soit la société vend son fonds de commerce : l'acheteur reprend l'activité, c'est-à-dire la clientèle, le matériel et le bail, sans reprendre la société ni son passé.

Ce choix commande tout le reste : le prix, la fiscalité du vendeur, les droits payés par l'acheteur, l'étendue des garanties et le sort des contrats en cours. Le cabinet l'examine avec vous dès le premier rendez-vous, chiffres à l'appui, avant toute discussion avec l'autre partie.

Les étapes d'une opération, et le rôle du cabinet à chacune d’elles

1. Préparer l'entreprise à la vente

Une entreprise se vend mieux, et plus cher, lorsqu'elle est en ordre. Le cabinet passe en revue ce qu'un acheteur regardera : statuts et registres, contrats importants, baux, marques, situation sociale et fiscale, litiges en cours. Les points faibles sont corrigés ou expliqués avant d'être découverts par l'autre partie. Cette revue se fait en lien avec votre expert-comptable.

2. Encadrer les premières discussions

Avant de transmettre la moindre information, un accord de confidentialité est signé. Vient ensuite la lettre d'intention, dans laquelle l'acheteur indique le prix qu'il envisage, ses conditions et son calendrier. Le cabinet veille à ce que ce document n'engage son client que sur ce qu'il a réellement accepté, notamment l'exclusivité de négociation et sa durée.

3. Conduire ou subir l'audit

L'acheteur fait examiner l'entreprise par ses conseils : c'est l'audit d'acquisition. Côté acheteur, le cabinet mène l'audit juridique et fiscal et en tire les conséquences sur le prix et les garanties. Côté vendeur, il organise la mise à disposition des documents et répond aux questions, pour que rien ne soit reproché plus tard d'avoir été caché.

4. Négocier et rédiger le contrat de cession

Le contrat fixe le prix et la façon dont il est payé. Trois mécanismes sont fréquents et méritent une rédaction précise :

  • l'ajustement du prix selon les comptes arrêtés au jour de la vente ;
  • le complément de prix, versé plus tard si l'entreprise atteint des résultats convenus ;
  • le crédit-vendeur, lorsque le vendeur accepte d'être payé en plusieurs fois.

Chacun d'eux déplace une part du risque d'une partie vers l'autre. Le cabinet en négocie les termes et les garanties de paiement.

5. Délimiter la garantie donnée à l'acheteur

Par la garantie d'actif et de passif, le vendeur s'engage à indemniser l'acheteur si une dette née avant la vente apparaît ensuite : redressement fiscal, litige avec un salarié, facture oubliée. C'est le document qui engage le vendeur le plus longtemps. Sa durée, son plafond, le seuil à partir duquel elle joue et la somme éventuellement bloquée pour la couvrir se négocient point par point. Le cabinet défend un périmètre étroit côté vendeur, un périmètre efficace côté acheteur.

6. Signer et réaliser l'opération

Entre l'accord et le transfert effectif, plusieurs conditions doivent souvent être levées : financement de l'acheteur, accord d'un bailleur ou d'un partenaire, autorisations prévues par les statuts. Le cabinet tient le calendrier, prépare les actes du jour de la réalisation et accomplit les formalités qui suivent.

7. Suivre l'après-vente

La signature ne clôt pas le dossier. Le dirigeant reste souvent quelques mois pour accompagner le repreneur, s'engage à ne pas lui faire concurrence, attend un complément de prix. Le cabinet rédige ces engagements, puis intervient si la garantie est mise en jeu ou si le complément de prix est contesté.

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Le prix que vous encaissez vraiment : la fiscalité, dès le départ

Deux offres au même prix ne laissent pas la même somme au vendeur. L'impôt sur la plus-value dépend de la forme de la vente, de la durée de détention des titres, de la situation personnelle du dirigeant et de ce qu'il compte faire du produit de la vente. Plusieurs dispositifs existent pour le dirigeant qui part à la retraite, pour celui qui réinvestit par l'intermédiaire d'une société holding ou pour celui qui transmet à ses enfants. Tous supposent d'avoir été mis en place avant la vente, parfois longtemps avant.

Le cabinet traite le volet fiscal en même temps que le volet juridique, et non après. C'est la structure retenue, autant que la négociation, qui détermine le prix net.

Côté acquéreur : ce que le cabinet sécurise

Pour celui qui achète, le risque est de payer une entreprise qui ne correspond pas à ce qui a été présenté. Le cabinet intervient sur :

  • la société créée pour porter l'acquisition et son financement, prêt bancaire et apport des investisseurs ;
  • les garanties demandées par les banques ;
  • le maintien des contrats essentiels, lorsque certains prévoient qu'ils peuvent être rompus en cas de changement de propriétaire ;
  • le sort du dirigeant vendeur et des personnes clés ;
  • la garantie obtenue du vendeur et les moyens concrets de la faire jouer.

Salariés, associés, partenaires : les informations à ne pas manquer

Une cession ne concerne pas que le vendeur et l'acheteur. Dans les petites et moyennes entreprises, la loi impose d'informer les salariés du projet de vente dans un délai précis. Les statuts ou un pacte d'associés peuvent donner aux autres associés un droit de priorité ou un droit de refuser le nouvel entrant. Le bailleur, la banque ou un grand client disposent parfois d'un droit de regard. Un oubli peut retarder l'opération, voire l'exposer à une sanction ou à une contestation. Le cabinet dresse la liste de ces démarches au début du dossier et en suit l'exécution.

Croissance externe, rapprochements et réorganisations

Le cabinet accompagne aussi les entreprises qui se développent par acquisitions successives, qui se rapprochent d'un partenaire au sein d'une société commune, ou qui réorganisent un groupe : apport d'une activité à une filiale, fusion de deux sociétés, séparation de deux métiers. Ces opérations obéissent à des règles propres, juridiques et fiscales, que le cabinet traite ensemble.

Opérations entre la France et les États-Unis

Lorsque l'acheteur, le vendeur ou la cible se trouve à l'étranger, en particulier aux États-Unis, deux droits et deux fiscalités s'appliquent à la même opération. MS2V prend en charge le volet français, coordonne l'intervention des avocats et des conseils étrangers et veille à la cohérence de l'ensemble : loi du contrat, tribunal compétent, garanties exécutables dans les deux pays, imposition du prix de part et d'autre. Un investisseur étranger qui acquiert une société française dans un secteur sensible peut en outre devoir obtenir une autorisation préalable de l'État : ce sujet est détaillé dans la page Investissements étrangers en France.

Une approche de praticien

Emmanuel Van Peteghem a exercé comme Secrétaire général et membre de la direction générale d'un groupe coté. Il connaît ces opérations des deux côtés de la table : celui du conseil, et celui du dirigeant qui doit décider vite, avec une information imparfaite. Le cabinet en tire une méthode : dire tôt ce qui est négociable et ce qui ne l'est pas, chiffrer chaque concession, et ne jamais laisser un point technique retarder une décision d'affaires.

Parler de votre projet

Vous envisagez de céder votre entreprise, d'en reprendre une ou de racheter un concurrent ? Le cabinet MS2V Avocats Associés, situé à Paris, vous reçoit pour un premier examen de votre situation.

Questions fréquentes

À quel moment faut-il consulter un avocat ?

Avant de parler prix. Les décisions les plus lourdes, vendre les titres ou le fonds, préparer la fiscalité du vendeur, signer une lettre d'intention, se prennent au tout début. Un vendeur gagne à consulter un an ou deux avant la cession.

Combien de temps dure une cession ?

Comptez en général plusieurs mois entre les premières discussions et la réalisation. La durée dépend surtout de la préparation de l'entreprise, du financement de l'acheteur et des autorisations à obtenir.

La garantie d'actif et de passif est-elle obligatoire ?

Non, la loi ne l'impose pas. En pratique, presque tous les acheteurs la demandent. L'enjeu n'est pas de l'éviter mais d'en limiter la durée, le montant et le champ.

Quelle différence avec le rôle de l'expert-comptable ou du conseil en cession ?

L'expert-comptable établit les chiffres, le conseil en cession recherche les acquéreurs et anime la négociation du prix. L'avocat sécurise les engagements : ce que vous signez, ce que vous garantissez et ce que vous pourrez faire valoir en cas de désaccord.

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