Avocats en financement d’entreprise à Paris

Financer une acquisition, un développement, un projet immobilier ou simplement le décalage entre ce que l'entreprise paie et ce qu'elle encaisse : derrière chaque besoin, il y a un contrat, et derrière chaque contrat, des engagements qui dureront plusieurs années. Le taux retient l'attention. Ce sont pourtant les garanties données et les obligations acceptées pendant la vie du prêt qui pèsent le plus lorsque l'activité ralentit. MS2V Avocats Associés, cabinet de droit des affaires inscrit au Barreau de Paris, accompagne les entreprises et leurs dirigeants dans la mise en place, la négociation et la renégociation de leurs financements.

Pour qui le cabinet intervient ?

  • L'entreprise qui emprunte pour racheter une société, un fonds de commerce ou un concurrent ;
  • le dirigeant qui finance un développement : nouveaux locaux, équipements, ouverture à l'étranger ;
  • la société ou la famille qui finance un projet immobilier ;
  • l'entreprise qui doit couvrir son besoin en fonds de roulement, c'est-à-dire l'argent nécessaire pour faire tourner l'activité entre le paiement des fournisseurs et l'encaissement des clients ;
  • les associés qui prêtent à leur propre société ;
  • le groupe qui organise la circulation de la trésorerie entre ses filiales.

Choisir la bonne source de financement

Toutes les ressources n'ont pas le même coût, ni les mêmes conséquences sur le contrôle de la société. Un prêt bancaire ne modifie pas la répartition du capital mais exige des garanties.

Une avance d'associé est simple à mettre en place mais engage le patrimoine de celui qui prête. Des obligations convertibles retardent l'entrée d'un investisseur au capital sans l'écarter. Une augmentation de capital n'a pas à être remboursée mais réduit la part des associés en place.

Le cabinet aide le dirigeant à comparer ces solutions, souvent à les combiner, au regard de trois questions : combien cela coûte, ce que cela met en risque et ce que cela change dans la répartition du pouvoir. L'entrée d'un investisseur au capital est présentée dans la page Private equity.

Le contrat de prêt : ce qui se négocie

Un contrat de prêt proposé par une banque n'est pas à prendre ou à laisser. Au-delà du montant, de la durée et du taux, plusieurs clauses méritent une lecture attentive :

  • les conditions à remplir avant le versement des fonds : documents à fournir, garanties à constituer, autorisations à obtenir ;
  • les engagements pris pour la durée du prêt : ne pas vendre certains actifs, ne pas distribuer de dividendes au-delà d'un seuil, ne pas souscrire d'autre emprunt sans accord, respecter certains équilibres financiers mesurés chaque année ;
  • les cas dans lesquels la banque peut exiger le remboursement immédiat : impayé, mais aussi changement d'actionnaire, non-respect d'un équilibre financier ou difficulté rencontrée sur un autre contrat ;
  • les conditions d'un remboursement anticipé et son coût ;
  • l'information à transmettre à la banque et sa fréquence.
Le cabinet négocie ces clauses pour qu'elles correspondent à la réalité de l'entreprise. Un engagement que l'on sait ne pas pouvoir tenir place l'emprunteur, dès la signature, à la merci du prêteur.
mail
Contact
phone
Besoin de nous appeler ?

Les garanties : mesurer ce que l'on engage

Le prêteur demande presque toujours une garantie. Trois catégories reviennent le plus souvent.

Le nantissement : un bien est affecté en garantie du prêt, sans que l'emprunteur en soit dépossédé. Il peut porter sur les titres d'une société, sur un fonds de commerce, sur un compte bancaire ou sur du matériel. Si le prêt n'est pas remboursé, le prêteur peut se payer sur ce bien.

Le cautionnement : une personne, souvent le dirigeant ou la société mère, s'engage à payer à la place de l'emprunteur si celui-ci est défaillant.

La garantie autonome : le garant s'engage à payer une somme à la première demande du prêteur, sans pouvoir discuter le bien-fondé de la demande. Plus rapide pour le prêteur, elle est plus lourde pour celui qui la donne.

La caution personnelle du dirigeant mérite une attention particulière, car elle fait passer le risque de l'entreprise sur son patrimoine privé. La loi encadre cet engagement, dans sa forme comme dans sa proportion avec les revenus et le patrimoine de celui qui le prend. Le cabinet en négocie le montant, la durée et les conditions de mise en jeu, examine les solutions qui permettent de la limiter ou de la remplacer, et vérifie ses conséquences sur le patrimoine du couple.

Les obligations, simples ou convertibles

Une entreprise peut aussi emprunter directement auprès d'investisseurs en émettant des obligations : des titres qui représentent une dette, remboursée à l'échéance avec un intérêt. Lorsque ces obligations sont convertibles, l'investisseur peut choisir, à certaines conditions, de recevoir des actions à la place du remboursement.

Cet outil est fréquent dans deux situations : entre deux levées de fonds, pour financer la société sans fixer tout de suite sa valorisation, et dans les rachats d'entreprise, en complément du prêt bancaire. Le cabinet rédige le contrat d'émission et négocie ses points sensibles : conditions et prix de la conversion, rang de remboursement par rapport aux banques, droits de l'investisseur avant la conversion.

Les comptes courants d'associés

Lorsqu'un associé prête de l'argent à sa société, la somme est inscrite à son nom dans les comptes : c'est le compte courant d'associé. La souplesse de ce financement fait son succès et son danger. Sans écrit, la somme est en principe remboursable à tout moment, ce qui peut mettre la société en difficulté ; à l'inverse, l'associé qui a besoin de récupérer ses fonds peut se heurter à une société qui ne peut pas payer.

Le cabinet rédige des conventions de compte courant qui fixent la rémunération, la durée, les conditions du remboursement et, lorsque la banque le demande, l'engagement de l'associé de ne pas être remboursé avant elle. Il examine avec l'expert-comptable le traitement fiscal des intérêts.

Les financements au sein d'un groupe

Dans un groupe, la trésorerie circule : la société mère prête à sa filiale, une filiale excédentaire avance des fonds à une autre, une holding emprunte pour le compte de tous. Ces flux doivent être encadrés par une convention de trésorerie et consentis à des conditions qui peuvent être justifiées, dans l'intérêt de chacune des sociétés. À défaut, la responsabilité des dirigeants peut être recherchée et l'administration fiscale peut remettre en cause les conditions pratiquées. Le cabinet rédige ces conventions et s'assure du respect des procédures d'approbation décrites dans la page Gouvernance.

Le dialogue avec les banques et les investisseurs

Un financement se prépare avant le premier rendez-vous. Le cabinet assiste le dirigeant dans la présentation de son projet, la comparaison des offres reçues et la conduite des discussions. Lorsque plusieurs prêteurs interviennent, banques, investisseurs en obligations et associés, il négocie l'accord qui règle leurs rapports entre eux : qui est remboursé en premier, qui peut agir et quand. Pour le financement d'une acquisition, ce travail est mené en même temps que la négociation avec le vendeur, présentée dans la page Fusions-acquisitions.

Renégocier un financement existant

Un financement conclu dans un certain contexte peut devenir inadapté : baisse d'activité, équilibre financier non respecté, projet nouveau que le contrat interdit, échéance trop lourde. Mieux vaut alors aller au-devant du prêteur que d'attendre l'incident. Le cabinet prépare et conduit ces discussions : demande de dérogation, report d'échéances, allongement de la durée, remplacement d'une garantie.

Lorsque la situation est plus tendue, des procédures amiables et confidentielles permettent de négocier avec l'ensemble des créanciers sous l'égide du président du tribunal.

Financements entre la France et les États-Unis

Pour un projet mené entre la France et les États-Unis, les financements doivent être articulés des deux côtés : qui emprunte, dans quel pays, avec quelles garanties et dans quelle monnaie. La fiscalité des flux pèse dans ce choix :

  • les intérêts versés d'un pays à l'autre ne sont pas toujours entièrement déductibles du résultat de la société qui les paie ;
  • la retenue à la source, impôt prélevé par le pays d'où part le paiement, peut s'appliquer selon la nature du flux et la convention fiscale ;
  • les prix de transfert, c'est-à-dire les conditions pratiquées entre sociétés d'un même groupe, doivent correspondre à celles que des entreprises indépendantes auraient acceptées, y compris pour le taux d'un prêt.

Le cabinet traite le volet français et coordonne son travail avec les conseils américains du client. La création d'une filiale à l'étranger et les conventions fiscales sont présentées dans la rubrique International.

Parler de votre projet

Vous préparez un financement, vous devez donner une garantie ou vous souhaitez renégocier un prêt en cours ? Le cabinet MS2V Avocats Associés, situé à Paris, vous reçoit pour un premier examen de votre situation.

Questions fréquentes

Peut-on vraiment négocier un contrat de prêt bancaire ?

Oui, dans une mesure qui dépend du montant et de la situation de l'emprunteur. Les garanties, les engagements pris pour la durée du prêt et les cas de remboursement immédiat sont les points sur lesquels la discussion est la plus utile.

Le dirigeant est-il obligé de se porter caution ?

Aucune loi ne l'impose, mais les banques le demandent souvent pour les petites et moyennes entreprises. Le montant, la durée et les conditions de la caution se négocient, et d'autres garanties peuvent parfois la remplacer.

Quelle différence entre un prêt et des obligations convertibles ?

Un prêt se rembourse. Des obligations convertibles peuvent, au choix de l'investisseur et à certaines conditions, être transformées en actions : le prêteur devient alors associé.

Un associé peut-il retirer son compte courant quand il le souhaite ?

En principe oui, sauf si une convention ou les statuts prévoient autre chose. C'est pourquoi il est prudent d'écrire les règles dès le versement des fonds.

Que faire si l'entreprise ne respecte plus un engagement du contrat de prêt ?

En parler au prêteur avant qu'il ne le constate lui-même, avec une proposition. Une demande de dérogation préparée est presque toujours mieux reçue qu'un incident découvert.

Consultez également :