Avocats en droit des sociétés à Paris

Une société se construit sur quelques documents signés au tout début : les statuts, parfois un pacte entre associés, les premières décisions de nomination. Ces textes sont rédigés en quelques jours et s'appliquent pendant des années. Ils décident de qui dirige, de qui peut entrer ou sortir, de ce qui se passe quand les associés ne sont plus d'accord. MS2V Avocats Associés, cabinet de droit des affaires inscrit au Barreau de Paris, accompagne en droit des sociétés les fondateurs, les dirigeants et les associés à chaque étape de la vie de leur société, de la création à la dissolution.

Pour qui le cabinet intervient ?

Le fondateur qui crée sa société, seul ou à plusieurs ;
  • les associés qui veulent fixer entre eux des règles claires avant que les difficultés n'apparaissent ;
  • le dirigeant qui fait évoluer sa société : nouveaux associés, changement de forme, déménagement du siège ;
  • la famille qui détient un patrimoine ou une entreprise par l'intermédiaire d'une société ;
  • le groupe, français ou étranger, qui a besoin d'un suivi juridique régulier de ses sociétés en France.

Le cabinet intervient pour des sociétés par actions simplifiées (SAS), des sociétés à responsabilité limitée (SARL), des sociétés civiles immobilières (SCI) et des sociétés holding, c'est-à-dire des sociétés dont l'objet est de détenir les titres d'autres sociétés.

Choisir la forme de la société

Le choix de la forme n'est pas une formalité. Il détermine la façon dont la société est dirigée, la liberté laissée aux associés pour organiser leurs rapports, le statut social du dirigeant et la facilité avec laquelle un investisseur pourra entrer plus tard.

La SAS laisse une grande liberté. Presque tout se décide dans les statuts : qui dirige, comment les décisions sont prises, à quelles conditions les actions peuvent être vendues. Cette souplesse en fait la forme la plus utilisée par les entreprises qui prévoient d'accueillir des investisseurs. Elle a une contrepartie : des statuts mal rédigés laissent des vides que la loi ne comble pas.

La SARL obéit à des règles plus encadrées par la loi. Elle convient aux projets dont le cercle d'associés est stable, souvent familial, et qui recherchent un cadre connu.

La SCI sert à détenir et à gérer un ou plusieurs biens immobiliers à plusieurs, et à en préparer la transmission.

La holding permet de regrouper plusieurs participations, d'organiser un groupe, de financer une acquisition ou de préparer une transmission familiale.

Le cabinet examine ce choix avec vous à partir de votre projet réel : nombre d'associés, besoin de financement, rémunération du dirigeant, perspective de vente ou de transmission. Les conséquences fiscales et sociales sont étudiées en même temps que les conséquences juridiques. La rémunération du dirigeant fait l'objet d'une page dédiée dans la rubrique Fiscalité.

Rédiger les statuts

Les statuts sont la règle du jeu de la société. Des statuts repris d'un modèle fonctionnent tant que tout va bien. Ils montrent leurs limites le jour où un associé veut partir, où le dirigeant doit être remplacé ou lorsque deux associés à égalité ne parviennent plus à décider.

Le cabinet rédige des statuts adaptés à la situation de chaque société. Il porte une attention particulière à quelques points :

  • l'objet de la société, assez large pour ne pas gêner son développement, assez précis pour protéger les associés ;
  • les pouvoirs du dirigeant et les décisions pour lesquelles il doit obtenir l'accord préalable des associés ;
  • les règles de majorité, décision par décision ;
  • les conditions dans lesquelles un associé peut vendre ses titres et à qui ;
  • la nomination, la rémunération et le départ du dirigeant.

Le cabinet prend aussi en charge les démarches de création : dépôt du capital, rédaction des actes, annonce légale, immatriculation de la société auprès du greffe du tribunal de commerce.

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Le pacte d'associés : les règles que les statuts ne disent pas

Les statuts sont publics et s'appliquent à tous les associés, présents et futurs. Le pacte d'associés est un contrat confidentiel, signé entre tout ou partie des associés, qui complète les statuts. Il règle ce que l'on préfère ne pas rendre public et ce qui ne concerne que certains d'entre eux.

Le cabinet rédige et négocie ces pactes. Les clauses les plus fréquentes sont les suivantes :

  • La répartition des pouvoirs : composition des organes de décision, décisions qui exigent l'accord d'un associé en particulier, information due aux associés qui ne dirigent pas.
  • Le droit de préemption : lorsqu'un associé veut vendre, les autres peuvent acheter ses titres en priorité, aux mêmes conditions.
  • L'agrément : l'entrée d'un nouvel associé est soumise à l'accord des autres.
  • La sortie conjointe : si un associé majoritaire vend, les minoritaires peuvent vendre en même temps que lui et au même prix.
  • La sortie forcée : si une offre porte sur toute la société et que la majorité l'accepte, les minoritaires doivent vendre eux aussi, pour ne pas bloquer l'opération.
  • Les engagements des fondateurs : se consacrer à la société, ne pas lui faire concurrence, y rester pendant une durée convenue, et les conséquences d'un départ anticipé sur leurs titres.
  • La résolution des blocages : la marche à suivre lorsque les associés ne parviennent plus à décider, de la médiation jusqu'au rachat de l'un par l'autre.

Un pacte se signe quand tout le monde s'entend. C'est précisément à ce moment qu'il est le plus facile à négocier, et c'est le jour du désaccord qu'il révèle sa valeur. Le cabinet veille à ce que chaque clause puisse réellement être appliquée : un mécanisme de sortie dont le prix n'est pas déterminable, ou une clause contredite par les statuts, ne protège personne.

Lorsqu'un investisseur entre au capital, le pacte prend une autre dimension. Ce sujet est traité dans la page Private equity.

Les grandes étapes de la vie de la société

Une société change au fil du temps, et chacun de ces changements obéit à une procédure précise. Le cabinet prépare les décisions, rédige les actes et accomplit les formalités pour :

  • l'augmentation de capital, lorsque la société a besoin de fonds ou qu'un nouvel associé entre ;
  • la réduction de capital, pour tenir compte de pertes ou organiser le départ d'un associé ;
  • l'entrée et la sortie d'associés, par vente de titres ou par émission de titres nouveaux ;
  • la transformation, par exemple d'une SARL en SAS, quand la forme d'origine ne correspond plus au projet ;
  • le transfert du siège social ;
  • la modification de l'objet, de la dénomination ou de la durée de la société ;
  • la dissolution et la liquidation, lorsque l'activité s'arrête.

Certaines de ces opérations ont un coût fiscal ou modifient l'équilibre entre associés. Le cabinet en mesure les effets avant la décision, et non après.

Le suivi juridique annuel

Toute société doit, chaque année, faire approuver ses comptes par ses associés, décider de l'emploi du résultat et, dans la plupart des cas, déposer ses comptes au greffe. S'y ajoutent, selon les circonstances, le renouvellement ou le remplacement des dirigeants, l'approbation des contrats passés entre la société et son dirigeant, la tenue des registres et la mise à jour des informations déclarées au greffe, notamment l'identité des personnes qui contrôlent réellement la société.

Ces obligations paraissent secondaires jusqu'au jour où quelqu'un s'y intéresse : un acheteur lors d'un audit, une banque avant un prêt, un associé mécontent, l'administration. Une décision prise sans respecter les formes peut être contestée, et un dossier juridique incomplet fait baisser un prix de vente ou retarde une opération. Le cabinet assure ce suivi pour le compte de ses clients : préparation des assemblées générales, rédaction des procès-verbaux, nomination et révocation des dirigeants, formalités auprès du greffe. Ce travail se fait en lien avec l'expert-comptable de la société.

L'organisation des pouvoirs entre dirigeants, associés et conseils est détaillée dans la page gouvernance.

Sociétés ayant une dimension internationale

Lorsque la société a une maison mère ou une filiale à l'étranger, notamment aux États-Unis, son organisation ne peut pas être pensée d'un seul côté. Qui signe pour la filiale française ? Quelles décisions remontent à la maison mère ? Comment les flux entre les deux sociétés sont-ils encadrés ? Le cabinet traite le volet français et travaille en lien avec les conseils locaux, pour que l'organisation retenue soit cohérente de part et d'autre de l'Atlantique. La création d'une filiale hors de France est présentée dans la rubrique International.

Parler de votre projet

Vous créez une société, vous accueillez un nouvel associé ou vous souhaitez remettre à plat vos statuts et votre pacte ? Situé à Paris, le cabinet MS2V Avocats Associés vous reçoit pour un premier examen de votre situation.

Questions fréquentes

SAS ou SARL : comment choisir ?

Il n'existe pas de réponse générale. La SAS offre davantage de liberté et se prête mieux à l'arrivée d'investisseurs. La SARL offre un cadre plus encadré par la loi. Le statut social du dirigeant n'est pas le même dans les deux cas. Le choix se fait à partir du projet, du nombre d'associés et de la rémunération envisagée.

Un pacte d'associés est-il obligatoire ?

Non. Il est en revanche fortement recommandé dès que la société compte plusieurs associés, et presque toujours exigé par un investisseur. Sans pacte, seuls les statuts et la loi s'appliquent, et ils laissent beaucoup de situations sans réponse.

Peut-on modifier les statuts après la création ?

Oui, par une décision des associés prise dans les conditions de majorité prévues, suivie de formalités au greffe. Certaines modifications exigent l'accord de tous les associés.

Faut-il un avocat pour créer une société ?

La loi ne l'impose pas. L'intervention d'un avocat se justifie dès qu'il y a plusieurs associés, un apport autre qu'en argent, un investisseur attendu ou un enjeu patrimonial. Corriger des statuts inadaptés coûte plus cher que de bien les rédiger.

Que se passe-t-il si les comptes ne sont pas approuvés dans les délais ?

Le dirigeant engage sa responsabilité et la société s'expose à une injonction du tribunal. Lorsque le délai ne peut pas être tenu, une prolongation peut être demandée au président du tribunal, avant son expiration.

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