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PORTER UNE MINI JUPE NE CONSTITUE PAS DU RACOLAGE

07 09

Catégories : SEXUEL

PROSTITUTION RACOLAGE RELAXE TRIBUNAL CORRECTIONNEL SEXE

C'est ce qui s'appelle être populaire. Béatrice P, une prostituée de Nancy ne devait pas se savoir aussi appréciée. Poursuivie pour racolage, elle avait reçu un large soutien des habitants du centre-ville où elle officie depuis une quarantaine d’années. Ce jeudi, elle a été relaxée par le tribunal correctionnel.

Depuis cet été, de nombreux habitants et commerçants du quartier s'étaient organisés pour la soutenir, à travers une pétition qui a recueilli plus de 120 signataires et un groupe sur le réseau social Facebook. De nombreux témoignages, notamment de mères de famille, faisaient ainsi état de leur attachement à Béatrice, véritable figure du quartier.

"Une observation policière a été mise en place : sur les photos, on vous voit avec une jupe courte, un décolleté plongeant. Mais je connais beaucoup de gens qui portent des jupes plus courtes», a ironisé la présidente du tribunal, Catherine Hologne, devant la prévenue qui portait à l’audience un élégant tailleur noir. «Ces photos me laissent perplexe quant à la notion de racolage», a-t-elle ajouté, s’interrogeant sur «la jurisprudence relative au port de la minijupe».

Le parquet, pourtant à l’origine des poursuites, avait finalement demandé la relaxe. Une plainte avait été déposée par des "mamans de Saint-Epvre", du nom de la paroisse de ce quartier de Nancy.

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