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MARIAGE GAY ET LIBERTE DE CONSCIENCE

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Catégories : DIVORCE & SEPARATION

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François Hollande voudrait-il donner raison aux "Guignols" qui ne cessent de le présenter comme un mou en bute à deux emmerdeuses castratrices à cause de sa faiblesse de caractère ? Que lui a-t-il pris de dire devant l'Association des maires de France que les maires hostiles au mariage gay pourraient faire valoir leur "liberté de conscience" pour ne pas célébrer le mariage entre deux personnes de même sexe ? En tant que président de la République n’est-il pas le premier garant de l’application de la loi ?

 La "liberté de conscience" signifie quelque chose pour un médecin : le droit de refuser d’effectuer une IVG pourtant autorisée par la loi dès lors qu'il l’estime contraire à ses convictions. Si on peut l’envisager pour un médecin qui a prêté le serment d’Hippocrate – primum non nocere (d’abord ne pas nuire), on ne peut l’admettre pour un maire qui est là pour appliquer la loi, sans aucune exception d’aucune sorte et sans état d’âme, car dans ce cas c’est l’égalité de tous devant la loi qui compte et rien d’autre ?

Sinon, au nom de la conscience, on peut imaginer des maires refuser de marier une noire et un blanc. Pourquoi ce couac présidentiel ? D’autant plus flagrant qu’Hollande est revenu mercredi sur ses propos expliquant que la loi "doit s’appliquer partout, dans toutes les communes" ! En vingt-quatre heures, la mayonnaise était rapidement montée de tous côtés.

Les opposants au mariage gay en ont profité pour demander le retrait de la loi puisque François Hollande venait de reconnaître que cette loi posait un problème moral. Les défenseurs du "mariage pour tous" – puisque malheureusement on le nomme désormais ainsi – étaient consternés. Du côté du Parti socialiste et du gouvernement, on ramait péniblement contre le courant.

Premier démenti, celui de Claude Bartolone, qui affirmait que "la clause de conscience" évoquée n’était pas prévue dans le texte de loi qui sera présenté en janvier aux députés. Puis, après le conseil, plusieurs ministres sont venus pour expliquer que l’on avait mal entendu. On a même entendu Vincent Peillon, généralement mieux inspiré, faire un grand numéro d’obséquiosité et affirmer que le président "nous offre une grande avancée du droit".

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