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LA VERITE SUR VOTRE PRENOM

20 04

Catégories : PRENOM & NOM

PRENOM CHOIX

Sexy en A

Le site de rencontre Smartdate avait ainsi publié une étude, en 2011, démontrant que les femmes portant un prénom en A avaient plus de rapports sexuels que les autres. Julia, Vanessa, Lola étaient donc plus actives sexuellement, mais aussi plus séduites (elles recevaient plus de propositions de rencontres sur le site) que Marie, Hortense ou Isabelle. Une injustice pour ces dernières, perçues depuis comme des femmes moins désirables tandis que les Amélia et autres Samantha passent pour des filles faciles !

De là à en conclure qu’une Catherine (Deneuve), une Brigitte (Bardot) ou une Scarlett (Johansson) seraient dotées d’un moindre sex-appeal, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas ! Toujours est-il que, d’après cette étude, les Sylvie et les Chloé sexy sont en droit d’exiger de se faire rebaptiser.

Cancre à l’anglo-saxonne

De la même façon, le sociologue Baptiste Coulmont, auteur de La Sociologie des prénoms (Ed La Decouverte) a démontré récemment dans des travaux de recherches publiés sur son blog et repris sur le site Slate les liens entre prénom et obtention d’une mention au bac. Selon lui, et d’après les statistiques des derniers résultats du bac, Apolline, Iris, Augustin ou Gaspard seraient de meilleurs élèves que Youssef, Cindy, Alison ou Christopher. Un constat partagé par une mère de famille de Marseille, qui avait souhaité débaptiser ses enfants pour faciliter leur entrée sur le marché du travail : sa fille Fatima est devenue Nadia, son fils Mohamed devenu… Kévin.

Suivant ce raisonnement, si vous êtes diplômée d’un master, ingénieure, médecin ou ministre et que vous vous prénommez Jenny, Fred ou Cassandra, votre prénom ne vous mérite pas.

Votre bébé mérite-t-il son prénom ?

Jeunes parents, sur le point de choisir un prénom pour votre bébé, deux options s’offrent à vous : suivre les tendances, jouer la sécurité avec un prénom sans A (pour les parents protecteurs) ambiance « bac mention très bien » comme Noé, Camille ou Alice ; ou faire fi des études statistiques et suivre uniquement votre cœur – quitte à affronter une crise d’adolescence sur l’air du « Pourquoi m’avez-vous appelé comme ça ? Je mérite un meilleur prénom ! »

Certains parents se décident en feuilletant les pages d'un dictionnaire spécialisé, d'autres rendent hommage à un aïeul ou suivent la mode du moment. Pour le psychanalyste Juan Eduardo Tesone, ce choix n'est pas anodin.  

Le prénom, une maille symbolique parfois libératrice

Dans son dernier livre, Dans les traces du prénom. Ce que les autres inscrivent en nous (PUF), il démontre que c'est précisément les désirs des parents et le poids de l'histoire familiale qu'il fait surgir.  

"Il se noue autour du prénom une maille symbolique, tantôt aérée et libératrice qui laisse l'enfant respirer, tantôt serrée et étouffante, orientant le cours de sa vie à son insu", dit-il. Son importance est telle qu'il serait notre "essence" même, inséparable de notre être.  

En effet, "le moindre susurrement d'un prénom peut faire rougir une adolescente, illuminer le regard d'un enfant, déclencher les larmes d'une mère, provoquer des palpitations chez un amant, des gestes de fureur et de rancune d'un ennemi", écrit-il.  

Connaître le nom de son ennemi équivaut à le posséder

A la naissance d'un enfant, le prénom devient le "préambule" de sa vie, à la suite duquel il doit écrire son histoire personnelle et construire son identité. Car le "prénom contient ces "autres" en "nous", ceux qui nous précèdent et nous constituent". Dans certaines cultures, en Inde par exemple, il est parfois interdit de prononcer le prénom d'une personne, de peur de la rendre vulnérable.  

Même raisonnement pour les noms de guerre: "A une époque, si un homme venait à connaître le vrai nom de son ennemi, cela équivalait à le posséder", précise-t-il. Dans le même temps, l'auteur nous met en garde contre le "risque d'aliénation". Il cite le cas d'une jeune fille aveugle dont la soeur cadette se prénomme Claire. "Elle voit clair, m'avait-elle dit en consultation, comme si ce prénom exorcisait la crainte des parents d'avoir une autre fille aveugle", conclut-il.  

Le prénom a ses raisons que même les parents ne connaissent pas? 

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