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UN ENFANT SUR DIX PERD CONTACT AVEC SON PERE APRES LE DIVORCE DE SES PARENTS SELON UNE ETUDE DE L'INED

25 05

Catégories : DIVORCE & SEPARATION

DIVORCE PARENT ENFANT


Un enfant de parents séparés sur dix grandit sans voir son père. C'est le constat alarmant que dresse ce matin l'Institut national des études démographiques (Ined) dans une étude sur la séparation des parents. Une situation qui s'aggrave même avec le passage à la majorité : 20 % des jeunes de plus de 18 ans dont les parents se sont séparés perdent tout contact avec leur père.

Des séparations difficiles. Le point commun de tous les parents qui ne voient jamais leur enfant, c'est d'abord une séparation difficile. "Le lien entre le père et l'enfant se défait très souvent à la suite d'un conflit violent entre les parents, qui perpétuent à travers cette prise en otage de l'enfant une séparation qui n'a pas pu se faire psychiquement entre eux", explique à Europe 1 Caroline Kruse conseillère conjugale et vice-président de la Fédération nationale des espaces de rencontre.

Un phénomène qui touche les moins favorisés. Selon l'étude de l'Ined, "le niveau de diplôme, la situation professionnelle du père et son revenu jouent de concert sur la probabilité pour un enfant de ne pas voir son père". De fait, 22 % des pères séparés qui n'ont pas le bac n'ont aucun contact avec leur fils ou leur fille, contre 6 % pour ceux qui ont un diplôme d'études supérieures.

Une question de distance. D'après l'Ined, l'un des éléments déterminants dans le maintien des relations entre un père et son enfant est la distance géographique. Alors que 80 % de ceux qui habitent à moins de 15 minutes l'un de l'autre se voient au moins deux fois par mois, cette proportion chute à moins de 30 % dès lors que le temps de trajet pour aller de l'un à l'autre dépasse une heure.

Des pères qui baissent les bras. Selon Caroline Kruse, si autant de pères ne voient plus leur enfant, c'est aussi parce qu'ils se découragent. " Quand on est dans un milieu aisé, on peut faire de la coparentalité, avoir chacun un logement et se partager l'enfant, un week-end sur deux voire une semaine sur deux. Mais quand on est un peu démuni, quand on ne sait pas comment s'y prendre, quand on n'ose pas saisir le juge parce qu'on a peur qu'il dise non, on abandonne petit à petit et on finit par renoncer. Beaucoup de pères ne demandent pas à avoir autant de droits que leur épouse", regrette-t-elle.

L’étude complète est à l’adresse suivante :

http://www.ined.fr/fichier/t_publication/1644/publi_pdf1_population_societes_2013_500_peres_enfants.
www.ined.fr
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