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FAUT-IL INTERDIRE LA FESSEE ?

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Catégories : DIVORCE & SEPARATION

PARENT FESSEE

La question de la fessée pourrait bientôt revenir sur la table. La secrétaire d'État à la Famille, Laurence Rossignol, a annoncé à Europe 1 vouloir une «prise de conscience collective» autour des punitions corporelles.

 

Pour le moment, pas question d'une nouvelle loi. Il y a quelques mois, un amendement de la loi famille portant sur ce sujet avait été retiré. Les écologistes, qui l'avaient déposé, en avaient accepté l'effacement contre la promesse du gouvernement de «reprendre les discussions lors d'une prochaine proposition de loi». Le texte de l'amendement précisait alors que «les titulaires de l'autorité parentale ne peuvent user de châtiments corporels ou de violences physiques à l'égard de l'enfant». Une proposition de loi visant à interdire ces fessées ou autres gifles avait déjà été déposée en 2010 par l'ex-députée UMP et pédiatre Edwige Antier, mais elle n'avait pas eu de suite.

 

Laurence Rossignol souhaite remettre en question cette pratique, afin d'arriver à «une éducation sans violence»: «On peut être parents et se faire obéir sans recourir à la violence, surtout quand il s'agit de petits enfants.»

 

«Les enfants, seuls êtres vivants que l'on peut frapper»

 

«Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient ; si on voit deux adultes qui se battent, on va essayer de les séparer ; si on voit quelqu'un qui martyrise un animal, on va intervenir et, en fin de compte, les seuls êtres vivants que l'on peut frapper sans justifier que l'on puisse intervenir, ce sont les enfants. Il y a probablement quelque chose à travailler collectivement», explique Laurence Rossignol à Europe 1.

 

Alors que la Haute autorité de santé (HAS) a alerté lundi sur les trop nombreux cas de maltraitance sous-estimés par les médecins, la secrétaire d'État estime difficile de relancer le débat «si l'on n'est pas capable de dire aux parents où se situe le seuil entre la petite violence banale, quotidienne dite “éducative” et la maltraitance douloureuse qui laisse des stigmates aux enfants».

 

L'interdiction des châtiments corporels est déjà en vigueur dans 18 pays en Europe. Elle est recommandée par le Conseil de l'Europe. En France, ils ne sont interdit qu'en dehors de la sphère familiale et les parents français bénéficient d'un «droit de correction», du moment que la fessée est donnée à la main et dans un but éducatif, sans humiliation. Sans toucher à la loi pour le moment, Laurence Rossignol plaide pour «faire disparaître cette exception éducative des habitudes et des certitudes des parents».

 

Reste que pour que l'interdiction de la fessée soit réellement efficace, encore faut-il fournir des outils de substitution à ceux qui la pratiquent. La Suède, au moment de son interdiction, en 1979, a ainsi largement communiqué sur les alternatives offertes aux parents.

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